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Rubriques
Tiré du n°03 - 2004


ŒCUMÉNISME

Kasper et le réalisme de l’espoir


Le cardinal Walter Kasper

Le cardinal Walter Kasper

Unité entre catholiques et orthodoxes: tel est le sujet d’une longue interview que le cardinal Kasper, président du Conseil pontifical pour l’Unité des Chrétiens, a accordée au Tempo du 12 mars. Lorsqu’on lui a demandé s’il était optimiste sur les possibilités d’une réconciliation entre les deux Églises, le cardinal allemand a répondu: «Je ne suis pas optimiste dans le sens superficiel du terme. Je cultive le réalisme de l’espoir. L’unité de l’Église ne peut s’organiser de façon abstraite, elle est l’œuvre de l’Esprit Saint. C’est lui qui agit et qui ouvrira de nouveaux horizons dans l’avenir. Nous ne sommes pas les maîtres du temps et de l’histoire. Il y a un Autre».









TERRORISME

Les fondamentalistes islamiques fils de la civilisation occidentale


11 mars 2004. Attentat aux gares ferroviaires de Madrid

11 mars 2004. Attentat aux gares ferroviaires de Madrid

Sur la Repubblica du 31 mars, Pietro Citati propose une analyse intéressante du terrorisme islamique voué, écrit-il, à détruire la civilisation occidentale comme l’islam. Dans un passage de l’article, il fait remarquer que les terroristes «ne rappellent en rien les puissants de la grande tradition arabe; les califes de Bagdad et de Cordoue, Saladin, les souverains de Delhi, les souverains safavides de la Perse, les empereurs Moghols de l’Inde, les sultans ottomans avec tout leur appareil de générosité et d’opulence géniale. Et pas même les derniers et médiocres chefs d’État du dernier après-guerre, Nasser et Boumédienne. Ils sont fils de l’Occident: fils des nihilistes et de Hitler, de Lénine et de Staline et de l’ordure idéologique que, durant le siècle dernier, l’Europe a déversée sur l’univers. Je ne sais pas où ils habitent: si c’est en Afghanistan ou au Pakistan, en Irak ou Corso Venezia à Milan, place de la Concorde, à l’hôtel Plaza, à Manhattan, ou dans les habitations les plus élégantes et dans les plus luxueux hôtels européens où ils sont chez eux. Mais je sais ce qu’ils font. Ils rient de nous».




ZAPATERO

Son grand-père tué par les fascistes. Le pardon


Un combattant républicain tué, une photo symbole de la guerre civile espagnole

Un combattant républicain tué, une photo symbole de la guerre civile espagnole

«Pour José Luis Rodríguez Zapatero, la route vers le pouvoir a été marquée par les dernières volontés de son grand-père, un capitaine espagnol tué par les forces fascistes du général Francisco Franco, il y a presque soixante-dix ans, durant la guerre civile espagnole. Alors que le capitaine se préparait à affronter le peloton d’exécution, il écrivit une lettre dans laquelle il demandait aux membres de sa famille de ne pas haïr ses assassins. “Il meurt innocent et pardonne”, écrivit-il en parlant de lui… “et il demande aussi à sa femme et à ses enfants de pardonner”. Zapatero, qui a maintenant quarante-trois ans, en avait onze ou douze quand il lut pour la première fois cette lettre et cette lecture le marqua en profondeur […]. Les mots d’ordre de Zapatero sont “écoute” et “dialogue”, et ils sont accompagnés de la volonté manifeste de rechercher le consensus […]. Il s’est préparé comme un leader calme, capable de construire le consensus, touché par l’humilité». C’est ce que dit le Los Angeles Times du 17 mars dernier sur le nouveau leader espagnol Zapatero.




CONGRÈS

Les reliques de saint Timothée à Termoli


Paul et Timothée dans le Codex barberinianus latinus 587, Bibliothèque apostolique vaticane

Paul et Timothée dans le Codex barberinianus latinus 587, Bibliothèque apostolique vaticane

Les 14 et 15 décembre 2003, s’est déroulé à Termoli, dans le Molise, le congrès italo-croate organisé par l’administration municipale à l’occasion du VIIIe centenaire du traité de commerce, d’amitié et de citoyenneté réciproque entre la république de Raguse (Dubrovnik) et la ville de Termoli. Les interventions ont concerné différents aspects des rapports entre Orient et Occident, en particulier le déroulement de la IVe croisade et le sac de Constantinople qui l’a suivie en 1204. Sac durant lequel furent dérobées les reliques de Timothée, disciple de Paul, réapparues peu de temps après à Termoli – où elles sont peut-être arrivées via Raguse – et qui sont encore conservées dans la cathédrale de cette petite ville de l’Adriatique. Des enquêtes scientifiques menées par le CNR (Institut pour les technologies appliquées aux biens culturels, Rome) sont encore en cours sur les reliques et sur l’histoire de leur translation.


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